Bois / Une fonction économique et environnementale
Depuis 20 ans, la surface boisée a progressé de 20 %, en Bretagne, mais les deux tiers de cette progression sont liés à une augmentation des "délaissés", où la nature a repris ses droits. Après un développement dans les années 1980, le rythme s'est ralenti, avec l'arrêt des aides publiques au boisement. Seules subsistent quelques aides départementales.
Malgré les contraintes, la forêt demeure une composante importante dans l'activité de la région. Elle remplit une fonction économique, en fournissant du bois d'œuvre et d'industrie. En outre, la consommation de bois de chauffage reste importante en Bretagne. La forêt a aussi un rôle de protection de l'environnement (qualité de l'eau, biodiversité) et d'identité des paysages.
Accompagner les projets
Il ne suffit pas de planter, il faut être conscient des travaux à réaliser par la suite, lors de la taille de formation et des éclaircies. "La plupart de ces travaux ne sont pas mécanisables, comme les travaux agricoles classiques. Le boisement requiert une approche différente de celle de la production agricole. On doit s'accommoder d'un certain salissement de la parcelle. Il ne faut pas être obnubilé par le développement de quelques adventices", ajoute G. Pichard.
L'une de missions du CRPF consiste aussi à veiller sur la bonne valorisation des bois. Les propriétaires forestiers s'interrogent souvent sur les différentes solutions pour vendre du bois sur pied. La solution la plus fréquente est la vente de gré à gré. "L'acheteur propose un prix en bloc, sans détail du nombre de m3 ni du prix du m3. Le vendeur n'a aucun point de repère. Cette solution n'est envisageable que si l'on met en concurrence plusieurs établissements et que l'on rédige un contrat".
On peut aussi vendre sur pied en se mettant d'accord sur un prix unitaire, le cubage du bois étant réalisé après la coupe. Le bulletin de liaison du CRPF donne régulièrement l'évolution des cours du bois. La troisième solution consiste à faire appel à un expert qui estime le volume, fixe un prix de retrait et s'occupe de la vente en faisant appel à la concurrence. Ce type de vente représente 15 à 20 % de la production bretonne.
Patrick Bégos
Voir la source